Dans la ville médiane, 8,2 % des logements du parc privé sont vides, mais seulement 2,20 % le sont depuis plus de deux ans. C'est cette vacance durable, et non la vacance totale, qui signale un marché où une partie des logements ne trouve plus preneur.
Deux vacances très différentes
Un logement vide quelques mois est le plus souvent entre deux locataires ou en travaux : cette vacance « frictionnelle » est normale sur un marché qui tourne, même très tendu. Un logement vide depuis plus de deux ans est autre chose : vétuste, invendable au prix demandé, bloqué par une succession. Il forme une offre latente qui pèse sur les loyers et sur la revente.
Les villes les plus touchées
Pointe-à-Pitre (971, 16,97 %), Thiers (63, 14,94 %) et Sedan (08, 13,32 %) ont les parts de logements vides depuis plus de deux ans les plus élevées.
Dans les vingt premières, la vacance durable représente en médiane 60 % de toute la vacance, et 13 de ces villes ont perdu des habitants entre 2017 et 2023.
Sur l'ensemble des 1 035 villes, la relation entre vacance durable et évolution de la population est nette (corrélation de rang de -0,36) : la vacance durable est plus fréquente là où la population baisse.
Les villes les moins touchées
À l'inverse, la vacance durable est la plus faible à Chantepie (0,45 %), à Guyancourt (0,48 %) et à Thouaré-sur-Loire (0,49 %), souvent des communes de périphérie de grandes agglomérations, au parc plus récent.
Précautions de lecture
Les chiffres viennent des fichiers fiscaux (LOVAC 2026). Ils mesurent la vacance autrement que le recensement et le millésime 2025 a connu une rupture de méthode : les comparaisons avec les années antérieures sont à éviter, les comparaisons entre villes restent valables.